Demander un crédit immobilier après 65 ans

Il n'est jamais trop tard pour acheter la maison de ses rêves ou pour réaliser un investissement locatif, même quand on est à la retraite. Il est tout à fait possible de demander et d'obtenir un emprunt immobilier auprès d'une banque, même après un certain âge. Les 2 inconvénients majeurs sont la durée d'emprunt qui sera raccourcie (difficile d'emprunter sur 30 ans !) et l'assurance emprunteur qui sera plus onéreuse.

L'assurance emprunteur

Dans le cadre d'un prêt après 65 ans, l'assurance emprunteur décès/invalidité coutera plus cher. Selon le courtier en prêt CAFPI, les taux peuvent varier de 0,50 % à 0,85 % et peuvent atteindre jusqu'à 1,70 % à partir de 70 ans avec une assurance « risque aggravé ». Pour comparaison, les taux sont compris entre 0,15 % et 0,30 % pour de jeunes emprunteurs. Le taux dépend également de la durée d'emprunt.

En revanche, le taux d'emprunt, à durée et conditions égales, est identique quel que soit l'âge de l'emprunteur. En réalité, la différence du taux se calcule sur la prime de l'assurance est fonction du facteur santé.

Peut-on négocier son assurance crédit immobilier ?

Avec la loi Lagarde, il est aujourd'hui possible de dissocier l'emprunt immobilier de l'assurance emprunteur. Il faut donc faire jouer la concurrence entre les organismes pour obtenir le meilleur tarif et les meilleures prestations. Vous pouvez rechercher le meilleur taux par vous-même ou faire appel à un courtier immobilier. Une banque ne peut pas vous refuser le crédit au seul prétexte que vous ne prenez pas l'assurance « tout compris » chez eux. Il faut bien entendu que les conditions de l'assurance vous fournissent des garanties similaires.

Comme pour toute demande d'emprunt, l'organisme bancaire vérifiera que les remboursements n'excèdent pas 30 % des revenus (salaires ou encore pensions de retraite).

Au final, il est recommandé de baser vos comparaisons et votre décision sur le Taux Effectif Global ou TEG. Le TEG comprend le taux d'intérêt brut, auquel s'ajoutent les divers frais annexes comme les assurances.

Quel type d'assurance emprunteur souscrire ?

La plupart des personnes voulant se lancer dans un emprunt après 65 ans se demandent si l'assurance proposée par le prêteur est obligatoire ou s'ils peuvent la dissocier de l'emprunt. Depuis la loi Lagarde, ce type d'opération est tout à fait possible. Vous avez même le droit de consulter un courtier au lieu de directement accepter tout ce que votre banque vous propose. Grâce à cette loi, les banques ne peuvent plus refuser votre demande de chercher une assurance par vos propres moyens pour votre emprunt. Néanmoins cela s'applique si votre assureur dispose des mêmes garanties que la banque prêteuse. Le cas échéant, vous devrez accepter son assurance.

Quelques précisions à apporter

Sachez tout de même que l'assurance représente une procédure assez standard car il est tout à fait normal que les banques cherchent une garantie contre tout problème qui pourrait survenir lors du remboursement. Lors du remboursement, la banque se doit de vérifier que le taux des remboursements ne dépasse pas 30 % des revenus de l'emprunteur dans le cas où ce dernier n'apporte pas de gage comme une hypothèque immobilière ou encore un contrat d'assurance-vie.

Les obstacles que vous pourriez rencontrer lors de votre prêt

L'âge est le plus grand problème pour les personnes âgées de 65 ans qui souhaitent faire un prêt immobilier à la banque. La plupart du temps, la durée limite de remboursement est à l'âge de 75 ans. Le coût de l'assurance emprunteur est également un obstacle pour la bonne raison que si la personne a des problèmes de santé, l'assurance pourrait lui coûter très chère. La banque peut également lui refuser le prêt si son état de santé ne le lui permet pas. Cela peut paraître injuste mais c'est pourtant justifié puisqu'un grand nombre d'entre nous semble avoir plus les problèmes de santé avec l'âge. Il ne faut pas oublier les risques constants de décès qui sont plus  élevés à cet âge et freinent souvent les banques.

Qu'est-ce que le nantissement ?

Même si les séniors cherchent un assureur par leur propre moyen, il arrive qu'ils n'en trouvent pas. Dans ce cas, ils peuvent recourir à une autre alternative telle que le nantissement. Son principe est assez simple : il suffit que la personne fasse un gage sur un placement financier au profit de la banque tel qu'un Plan d'Epargne en Action, une assurance vie ou encore un compte titre. Avec le nantissement, en cas de décès de la personne ou de problème avec l'emprunteur, la banque puisera automatiquement son remboursement dans ce gage. Une assurance qui convient donc autant à l'assuré qu'à la banque.

 

Les avantages du nantissement

Le nantissement a divers avantages. Avec cette solution, la personne âgée a toujours droit aux avantages fiscaux qui sont liés à ce produit. Elle ne paie que les intérêts de son prêt… Si l'emprunteur souscrit à une assurance-vie, il a droit à un placement non cassé et peut continuer ses versements. Toutefois, quelques inconvénients accompagnent ce procédé, le plus grave étant l'indisponibilité des fonds qu'on a placés dans le nantissement. La banque peut également prendre des prédispositions afin de se protéger en cas de problèmes des marchés financiers. Le nantissement est donc une belle alternative à risque qu'il faut bien étudier avant de s'y inscrire. De plus,

Les différents types de prêts hypothécaires

Le prêt hypothécaire cautionné et le prêt viager hypothécaire sont d'autres alternatives au prêt immobilier pour les séniors. Le prêt viager hypothécaire est un prêt fait pour les séniors qui sont propriétaires d'un logement. Leur  logement sera mis en vente pour rembourser le montant du prêt à la banque. Quant au prêt hypothécaire cautionné, il n'est pas si différent du prêt viager à part le fait que l'emprunteur rembourse ce qu'il doit à la banque tous les mois. Pour ce prêt, le prix de vente est limité à 70%, n'a pas besoin d'assurance emprunteur et est souvent plus cher de 0,5%. Si l'emprunteur meurt, le bien est vendu par la banque qui récupère le capital restant que la personne lui devait par la suite. Les héritiers auront la différence du montant du capital à rembourser et le montant de la vente.

 

Patricia est rédactrice professionnelle dans le domaine de l'immobilier.

 

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