Déficit foncier
Les déficits fonciers qui
résultent de
dépenses autres que les intérêts
d’emprunt sont déductibles du revenu global dans
la limite annuelle de 10.700Euros
La
fraction de déficit foncier
qui est supérieure
à 10.700Euros ou qui provient des
intérêts d’emprunt est uniquement
imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
L’
imputation des déficits fonciers
sur le revenu
global n’est pas optionnelle. Elle s’applique
automatiquement dès lors qu’un déficit
net foncier est dégagé. Cette imputation est
toutefois remise en cause si le contribuable cesse de louer
l’immeuble avant le 31 décembre de la
troisième année qui suit cette imputation sauf si
l’abandon de la location est motivée par un
licenciement, une invalidité ou un
décès.
Exemple de calcul de déficit foncier :
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Loyer
annuel :
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+7622,45Euros
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Intérêts
d’emprunt
|
-99O9,19Euros
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Déduction
forfaitaire
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-
457.34Euros
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Taxe et charges
diverses
|
-990,91
Euros
|
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Travaux
effectués :
|
-9909,19
Euros
|
Résultat : -13.644,18 Euros le déficit
est de-13.644,18 Euros dont10.700 Euros seront imputables sur le revenu
global, 2286,74 Euros correspondant à
l’excédant
d’intérêt d’emprunt par
rapport au loyer annuel puis 657,44 Euros seront reportés
sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Soit pour
cette année 2944,18 Euros .
Ce
régime d’imputation des
déficits fonciers est
également applicable aux associés de
sociétés immobilières non soumises
à l’impôts sur les
sociétés, si l’associé
concerné conserve les titres au moins trois ans et si la
société loue l’immeuble pendant les
trois années qui suivent l’imputation sur le
revenu global.
NB :
- En cas de pluralité d’immeubles (y
compris les
immeubles situés en secteur sauvegardé,
classés monuments historiques ou
possédés en nue propriété)
ainsi que de parts de sociétés
immobilières, et si les résultats de ces
immeubles sont, les uns bénéficiaires, les autres
déficitaires, il convient en premier lieu
d’imputer sur les résultats positifs.
- La fraction non imputable des déficits
résultants des intérêts
d’emprunt s’entend de l’ensemble des
intérêts et frais des emprunts
contractés pour l’acquisition, la construction, la
réparation, l’amélioration
d’un immeuble ou pour sa conservation, ainsi que les
intérêts et frais d’emprunts
contractés par les membres des
sociétés immobilières pour
acquérir leurs parts ou faire leurs apports à la
société.
Les cas d’exonération de déficit foncier
- ? Un premier cas
d’exonération de déficit
foncier a
été prévu pour les produits des deux
premières années de location d’un
logement vacant depuis plus de deux ans au 01/07/94 et situé
dans une commune de moins de 5.000 habitants. Cette mesure de
portée limitée, a été
soumise à plusieurs conditions, normes de confort et surface
, bail de 9 ans, ressources du locataire ( pour 1998 108.690 F en Ile
de France et 99.340 F autres régions, montant
doublé pour un couple) et location (pour 1998 , 578
F/M² en Ile de France et 513 F autres régions ). La
location devait prendre effet avant le 1er juillet 1996.
- ? Un deuxième cas
d’exonération de déficit foncier,
quelque soit la taille de la commune est applicable.
Les logements vacants depuis plus d’un an au 31/12/95 et
remis en location avant le 31/12/96 ont permis aux
propriétaires de bénéficier
d’une exonération des revenus fonciers
procurés par les deux premières
années de location, sous réserve que ces derniers
s’engagent à louer vide et à usage de
résidence principale du locataire pendant six ans. Seuls les
logements conformes à des normes minimales de surface et de
confort sont concernés par contre les loyers sont
libres et il n’est pas tenu compte des ressources des
locataires.
- ? Un troisième cas
d'exonération de déficit foncier
concerne les revenus des locations consenties aux
bénéficiaires du RMI, aux étudiants
boursiers ou à des organismes sans but lucratifs
agréés qui mettent à dispositions des
logements aux personnes défavorisées.
L’exonération est applicable pendant les trois
premières années de location (délai
décompté de date à date ) sous
réserve que :
- Le logement soit conforme à des normes minimales.
- Le montant annuel du loyer, charges non comprises, ne
dépassent par an et mètre carré
habitable pour 1998 , 336 F en Ile de France et 279 F dans les autres
régions.
Il convient de noter que ces
exonérations de
déficits fonciers ont pour contre
parties la non déductibilité des charges
afférentes aux logements, charges qui de ce fait ne peuvent
être imputables sur d’autres revenus fonciers ou
constituer un déficit imputable sur revenu global ou
reportable selon les cas.
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lexique immobilier à déficit foncier