Location Meublé : ALUR a-t-elle amélioré les choses ?

La loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové, la loi Alur a eu, parmi ses principaux buts, l'amélioration des relations entre les bailleurs et leurs locataires. Depuis sa mise en vigueur, la loi a-t-elle obtenu l'effet escompté ? Les rapports dans le cadre d'une gestion locative meublée se portent-ils mieux ?

 Le dialogue avant tout

Malgré l'influence de la loi Alur, il ne faut pas sous-estimer l'importance du dialogue notamment en termes de location meublée. En effet, si le bailleur peut se montrer plutôt intransigeant dans ses choix de locataire, et à juste titre dans les zones où la demande est plus forte que l'offre, un retournement de situation est à envisager lorsque le locataire se trouve sur les lieux. Ainsi, l'établissement d'une bonne communication entre bailleur et locataire demeure une des conditions pour de bonnes relations pendant toute la durée de la location.

L'état irréprochable du logement et de ses équipements

Dans une location meublée, une des autres conditions pour que les bonnes relations entre bailleur et locataire restent au beau fixe, sera bien évidemment la bonne qualité du logement loué. Mais encore, les équipements tels que micro-ondes, ou lave-linge,… sont des appareils qui se doivent d'être en bon état et fonctionnels, pour éviter tout mécontentement des locataires.

L'entière disponibilité du propriétaire

Surtout dans le cadre d'une location meublée, le locataire a des besoins plus spécifiques qu'un autre qui loue un logement vide. En effet, le locataire d'un bien meublé s'attend à ce que son propriétaire soit disponible et soit prêt à intervenir rapidement en cas de problèmes liés par exemple à l'utilisation des équipements. C'est bien pour cela que le bailleur a tout intérêt à avoir sous la main le nom de quelques professionnels qui peuvent répondre efficacement à ce genre de besoin urgent et imprévu. Le cas contraire serait un motif qui donnerait un coup aux bonnes relations entre bailleur et locataire.

Un côté administratif de la location bien structurée

La qualité de la gestion locative d'un bien meublé est également un facteur de bonnes relations entre bailleur et locataire. En effet, des appels de loyers en temps voulu, des relances envoyées dès un retard de paiement ou encore un envoi à temps des quittances de loyer, sont autant d'éléments qui entretiennent ces bonnes relations.

Et du côté des bailleurs ?

Certains bailleurs quant à eux, se sentent plutôt lésés par rapport aux locataires, depuis l'application de la loi Alur. En effet, un certain déséquilibre est observé notamment lorsque le bailleur ne peut envisager des pénalités en cas de non respect des termes du contrat de bail (comme le respect de l'échéance du loyer) par le locataire, mais qu'il est sanctionné de pénalités s'il ne restitue pas le dépôt de garantie dans les temps.

Et du côté des locataires ?

Les locataires également ne sont pas satisfaits non plus. Par exemple, le plafonnement des honoraires d'agence n'a pas obtenu le résultat espéré, puisque les locataires estiment toujours que le prix pour se trouver un logement demeure exorbitant.

 

2 réactions à “Location Meublé : ALUR a-t-elle amélioré les choses ?”

  1. François

    Pour un meublé, une locataire (restée 9 mois) qui fume à outrance avec ses invités…au point que les plafonds, les vitres et les rideaux, au nettoyage (non fait au départ) étaient jaunes.
    Une mise à la porte difficile à obtenir avec des paiements contractuellement fixés en début de mois et effectués péniblement en fin du mois suivant, de telle sorte qu’à la fin elle est partie sans payer le dernier mois en catimini, avec un état des lieux non exécuté: un trousseau de clés emporté, une table de cuisson et un robinet thermostatique détériorés, une adresse inconnue impossible à obtenir auprès de la CAF et autres organismes sauf à faire intervenir un huissier…pour se retrouver dépenser plus pour gagner moins…malgré la caution. Vous trouvez que c’est un gag? En discutant avec des propriétaires-bailleurs, je sais que je ne suis pas seul dans ce cas; dorénavant je n’aurai plus d’état d’âme dans le choix du locataire…

  2. Florence

    Depuis l’instauration de la caution à 1 mois lors de la signature du bail, un Locataire sortant ne veut pas payer le dernier loyer et demande de prendre cette somme sur cette caution. Ce qui est illégal mais couterait trop cher au Bailleur d’entreprendre une action en justice. Le Bailleur se retrouve avec un logement où il y a plus de frais de remise en état que le montant de la caution, sans compter les régularisations de charges etc…
    Autre cas un locataire indélicat qui ne paye plus ses loyers depuis 1 ans 1/2 soit (14 000 € charges incluses) et dont la procédure juridique traine avec les périodes de trêve hivernale et les tribunaux débordés (Sic) le Bailleur se retrouve avec le crédit à continuer de payer, les frais de justice à régler et un locataire qui se met en situation de  »surendettement ».
    La boucle est bouclée. Le Bailleur n’est protégé par aucune loi. Tout pour le Locataire, des lois à sens uniques.
    Cela devient invivable, alors que je pensais pouvoir me faire un complément de retraite en ayant épargné toute ma vie pour ce bien.
    Il n’y a plus de justice en France, ou seulement pour certain.
    Je vais vendre ce bien au plus vite et je comprends pourquoi il y a tellement de logements vacants ou de propriétaires qui ne veulent plus louer.
    C’est cela la France des Assistés.

Quel est votre point de vue ?

Participez au débat, laissez un message

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*