Décrocher un bail : garre à la fausse fiche de paie

Face aux nombreuses difficultés pour trouver un logement, quelques candidats à la location sont tentés de « modifier », si ce n'est créer de toute pièce une fausse fiche de paie.
D'une part, désireux de trouver le meilleur locataire possible, les bailleurs exigent des garanties « béton ». D'autre part les loyers sont devenus inaccessibles dans les grandes villes. Cette pratique s'y répand plus vite qu'ailleurs.

La situation…

Face à la crise grandissante, paraître crédible et remplir toutes les conditions pour obtenir un appartement se corse. La demande de location étant plus forte que l'offre, les dossiers de location s'empilent et seuls les meilleurs sont acceptés. Les situations précaires comme les CDD, les périodes d'essai, le travail intérim font peur aux propriétaires-bailleurs. C'est compréhensible opposons le risque d'impayé à l'incapacité de payer l'emprunt de l'investissement locatif.

Du côté propriétaire-bailleur

Une location n'est pas un acte altruiste. Il s'agit de mettre à disposition un bien contre un loyer. Ce loyer permet bien souvent au propriétaire de
  • rembourser un prêt bancaire,
  • payer des charges de copropriété (gardien, entretien…)
  • financer des travaux onéreux dus à l'entretien de l'immeuble (ravalement, ascenseur…).
Le prix d'achat élevé ainsi que les diverses obligations comme les diagnostics immobiliers, les travaux d'entretien, les charges, les impôts fonciers… amènent les propriétaires à augmenter le montant des loyers pour rentabiliser leur bien.

Pourquoi le locataire ferait-il une fausse fiche de paie ?

De l'autre côté se trouvent des personnes actives, qui travaillent, qui recherchent un appartement pour se loger mais elles ne correspondent pas aux critères rigoureux demandés. Le seul objectif de ceux qui ont recours à la fausse fiche de paie est de trouver un toit et certainement pas de ne pas payer leurs loyers.
Le comble est que, dans la majorité des cas, un locataire falsificateur paie correctement ses loyers. C'est communément un « bon locataire », honnête et respectueux du logement. En effet, dans son cas, il n'a certes pas intérêt à attirer l'attention du propriétaire.
Selon l'article 441-1 « le faux et l'usage de faux est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende ».
Patricia est rédactrice professionnelle dans le domaine de l'immobilier.

 

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