Le DPE remis en question par l'Association EDEN

L'Association EDEN (Equilibre des Energies), qui a organisé un atelier sur les conséquences du Diagnostic de Performance Energétique (DPE) au niveau des prix des logements, estime que le DPE pénalise les biens immobiliers utilisant l'électricité comme énergie pour le chauffage. Pourtant, l'association souligne, étude de l'Ademe sur la comparaison des prix des énergies à l'appui, que les factures d'un chauffage au gaz ou au fioul sont bien supérieures (11% et 36%) à celles d'un chauffage utilisant l'électricité. Aussi, l'association, défendant les solutions électriques, demande que le DPE soit revu au niveau de certains points.

Selon EDEN, « dans le cadre du DPE, qui raisonne en énergie primaire, un logement chauffé à l'électricité est déclassé d'un niveau par rapport à un logement identique chauffé au gaz en raison du coefficient 2,58 appliqué aux solutions électriques ». Pour le bois, ce coefficient n'est par exemple que de 0,6. Certes, l'électricité est une énergie qui a subi une conversion, et elle n'est donc pas directement exploitée ou importée. Mais comment peut-on faire autrement ? A savoir que l'énergie primaire non renouvelable regroupe le pétrole brut, le gaz naturel et par extension, l'électricité dite « primaire » provenant des centrales nucléaires. En d'autres termes, quasiment toutes les énergies ont subi une conversion (électricité au compteur, fioul domestique, etc.).

Raison pour laquelle l'association demande que le DPE soit revu au niveau de certains points, notamment pour que l'énergie finale (celle livrée au consommateur pour sa consommation directe) soit prise en compte. Jean Bergougnoux, président de l'association, réclame « que le DPE soit redéfinit en fonction de factures normatives exprimées en euros (prix de l'énergie finale au mètre carré exprimé en euros intégrant le coût d'entretien du matériel) ce qui correspond aux réelles préoccupations des occupants d'un logement ». Comme dit plus haut, les écarts au niveau des factures de chauffage sont assez conséquents : 11% de plus pour un chauffage au gaz et 36% de plus pour du fioul, comparé à un chauffage à l'électricité.

Il se trouve aussi que les écarts entre le prix des biens immobiliers, en fonction de leur « étiquette énergie » sont importants. Selon une étude des Notaires de France sur les transactions conclues en 2010 et 2011, les logements classés A ou B se vendent en moyenne 26% plus chers que ceux classés D (Aquitaine et Midi-Pyrénées), et les logements classés G sont même 28% moins chers…

 

Une personne a repondu à “Le DPE remis en question par l'Association EDEN”

  1. Montalban

    Concernant le DPE, actuellement, cette « étude » est pratiquée par des personnes n’ayant qu’une formation misérable et les résultats sont aussi farfelus que leurs auteurs. Ainsi, dans le même immeuble, à saint Nazaire (44600), pour un appartement au 1er étage, au-dessus de l’entrée de l’immeuble non chauffée : classement C. Pour l’appartement du 2ème étage (mêmes vitrages, même chauffage, classement E par un autre « expert ».
    En Espagne, ce travail est pratiqué par des architectes, pour relancer la profession ; ces professionnels savent, au moins, faire le lien entre le kWh et le pouvoir calorifique d’un combustible.

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