Immobilier : les acheteurs désormais plus âgés et plus riches

D'après une étude menée par le site Particulier à Particulier, le portrait-robot du candidat à l'achat de l'immobilier serait à la fois plus riche et plus âgé par rapport aux années précédentes. Il existe donc un contraste très marqué au niveau du pouvoir d'achat des acheteurs. En effet, les acquéreurs de biens immobiliers d'aujourd'hui ont les moyens : presque 25 % d'entre eux peuvent investir 400000 euros ou plus dans une maison. Plus de 50 % des acheteurs investissent d'ailleurs une somme supérieure à 250000 euros. Les acquisitions de moins de 200000 euros sont quant à elles en perpétuelle baisse depuis l'année 2007, dans un contexte de prix de la pierre en constante augmentation.

Le profil type des acheteurs s'adapte également, et ce sont les plus nantis qui peuvent encore se permettre d'acheter dans ces conditions.  Les statistiques révèlent d'ailleurs que 37.6 % des acheteurs sont des personnes issues de classes sociales élevées et qui exercent des fonctions en tant que cadres supérieurs. Les employés eux, n'occupent que 18,6 % des acheteurs de bien immobilier. Si l'accession à la propriété est aujourd'hui un combat que mènent des millions de Français, il faut savoir qu'à ce jour, 66% des acheteurs de biens immobiliers en France sont déjà propriétaires d'autres biens immobiliers. Particulièrement expérimentés en montages financiers, ces personnes savent bien comment fonctionne le système et obtiennent des conditions de crédit avantageuses en faisant jouer la concurrence. Par ailleurs, ils ont les moyens et peuvent engager une somme assez importante en guise d'apport personnel dans le crédit immobilier,  ce qui ne fait qu'améliorer le dossier aux yeux de la banque.

Presque 60 % des acquéreurs de biens immobiliers sont âgés de 40 ans et plus, alors que cette proportion d'âge représentait moins de 50 % des acheteurs en 2009. Il faut également noter que le nombre de retraités a bondi entre 2009 et 2014, avec respectivement 7.2 % et 14.3% de la population. Les acheteurs âgés entre30 et 40 ans ne représentent plus que 42 % des acquéreurs, alors qu'en 2009 ils en représentaient 52 %. Quant aux emprunteurs jeunes, ils sont de moins en moins nombreux dans la mesure où ils représentaient 32 % des acheteurs de logements en 2007, pour chuter ensuite à un chiffre désespérant de 12 % en 2014. Il est donc évident que les ménages primo-accédants ont de plus en plus de mal à concrétiser leurs projets immobiliers.

 

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