Immobilier : Difficile pour les ménages modestes d'acheter

Aujourd'hui, même si les taux de crédit sont particulièrement attractifs, à un plus bas historique (3,07% en moyenne en octobre), cela ne sert trop à rien car les ménages modestes ont toujours de grandes difficultés à acheter. Cela démontre bien que les facteurs à prendre en compte sont nombreux. En effet, si les taux de crédit ne représentent pas de frein, de nombreux autres facteurs les empêchent d'acheter. Fabrice Abraham de souligner qu' «il y a 50 ans, les primo-accédants représentaient encore 40% des transactions en France : aujourd'hui, c'est à peine un tiers».

Déjà, l'on a l'augmentation des prix (de 40% sur la décennie écoulée). La raison à cela est tout simplement que la demande est très soutenue, alors que l'offre se fait de plus en plus rare. Selon Fabrice Abraham, «à Paris et dans les marchés très tendus, les primo-accédants ont quasiment disparu. Et en province, le marché est devenu une centrifugeuse, qui les écarte des villes, les poussant en première ou deuxième périphérie (…) Trouver une première maison aux alentours de 120.000 euros est très compliqué : quand il y en a, elles s'arrachent, ce qui fait monter les prix».

Se tourner vers le neuf est également devenu inenvisageable pour les ménages modestes, vu la «forte hausse du prix de construction, en raison de l'intégration de nouvelles normes», comme notamment la réglementation thermique 2012. De toute façon, les prix sont inabordables pour les ménages modestes, qui ne disposent généralement que d'un budget moyen de près de 160.000 euros. Selon un courtier immobilier, une opération moyenne se chiffre actuellement à près de 210.000 euros, contre 150.000 euros dans l'ancien.

A côté, l'on retrouve aussi le PTZ (prêt à taux zéro) qui a été recentré sur le neuf, et qui a vu ses modalités devenir très restrictives, pour ne bénéficier qu'aux seuls ménages modestes ayant des revenus très faibles. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes, si 355.000 PTZ ont été distribués en 2011, il n'y a eu que seulement 80.000 l'année suivante, et sans doute 42.000 pour cette année. De même, si les taux de crédit sont intéressants en ce moment, la plupart des banques ont également renforcé les restrictions en termes d'octroi.

 

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