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Crédit immobilier : conséquences de la perte du AAA français ?

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La semaine dernière, l’agence a dégradé la note de la dette souveraine de la France, qui a ainsi perdu son tripe A. Désormais, la France devra faire avec un AA+. La plus grande question est actuellement de savoir si ce recul va entrainer une hausse sensible du coût du crédit immobilier, concerné au premier plan.

En effet, le crédit est le premier à être concerné par ce recul, notamment l’OAT 10 ans – Obligations assimilables au Trésor, titre de dette française – qui sert de base d’information pour ce marché. Aussi, tout le monde s’interroge actuellement si le fait que la France va payer sa dette plus chère dans les prochains mois va mécaniquement se répercuter au niveau des taux proposés aux emprunteurs immobiliers. Du côté des spécialistes, l’on en a déjà une petite idée, qui n’est pas la même d’un professionnel à un autre.

En guise d’exemple, Meilleurtaux a annoncé que la perte du triple A n’a pas provoqué de hausse brutale de l’OAT 10 ans, ni d’augmentation des barèmes chez ses partenaires bancaires jusque là. Cela parce que « la stratégie commerciale des banques pour conquérir des nouveaux clients emprunteurs est aussi déterminante », ajoute Hervé Hatt, le directeur général de Meilleurtaux. Outre cela, les banques « se financent aujourd’hui au niveau historiquement bas de 1% auprès de la  », une raison de plus. Sandrine Allonier, responsable des études économiques, d’ajouter que les banques avaient pour la plupart anticipé cette dégradation, en reconstituant leurs marges ces derniers mois, ce qui leur permettraient de ne pas la répercuter totalement, même en cas de hausse importante de l’OAT.

Du côté d’Empruntis, l’on est nettement moins optimiste. D’après Maël bernier, directrice de la communication, « l’Etat français empruntant plus cher, les banques aussi et particulièrement celles qui sont mal notées, les taux de crédits aux particuliers pourraient s’apprécier d’ici quelques mois de 50 points de base, soit des taux moyens autour de 4,70% sur 20 ans versus 20% aujourd’hui ». Emrpuntis n’écarte pas non plus le risque de raréfaction des crédits distribués, alors que les banques ont déjà commencé à accroître leur vigilance sur l’octroi de crédits aux particuliers. En effet, il y a aussi le risque que les banques redoublent de prudence afin de ne pas s’exposer davantage.

Pour l’association de consommateur UFC-Que Choisir, l’on s’inquiète également du risque de contraction des crédits immobiliers et à la consommation. Mais outre cela, l’association redoute aussi une hausse des frais bancaires, un moyen pour les banques de se rattraper tout en gardant de faibles marges sur le crédit . En effet, l’association rejoint ainsi l’avis de Meilleurtaux, en estimant que les banques n’oseront pas augmenter trop fortement le prix du crédit , qui reste un « produit d’appel » pour fidéliser leur client. A la place, il y a de fortes chances que les banques répercutent partiellement la hausse sur les tarifs bancaires du quotidien.

La rédaction d'Alliance-Habitat.com propose une revue de presse hebdomadaire de l'actualité immobilière sur Internet.

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