2010 sera-t-elle l'année de la reprise ?
Par Aurelien Morillon, le mercredi 13 janvier 2010
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2009 aurait pu être pire. Avec la crise des subprimes, les spécialistes avaient annoncé une année sombre pour 2009. Finalement, avec seulement 5% à 10% de baisse des prix selon les régions, le marché de l'immobilier n'a pas été aussi sinistré que prévu (-40% selon les plus pessimistes).
Plusieurs raisons à cela :
- Une pénurie des biens, qui limite l'offre, donc la chute des prix
- Une reprise des négociations avec les banques qui ont « rouvert » leurs activités de prêts immobilier.
- La baisse des taux a également permis aux ménages d'augmenter leur pouvoir d'achat, du mois pour ceux n'ayant pas été frappé par une perte d'emploi.
Century 21 a enregistré les prix les plus bas en juillet 2009 avec -6% par rapport à 2008 et une légère reprise des prix fin décembre pour revenir à -3%.
D'après plusieurs professionnels du secteur, (économistes, agents immobilier, journaux spécialisés) 2010 s'annonce être l'année de la stabilisation.
Attention, on ne parle pas de reprise mais de stabilisation. C'est à dire que la chute des prix va cesser. Et bien que les prix puissent encore baisser dans les régions particulièrement touchées par le chômage, ils devraient se stabiliser pour au mieux reprendre entre 1 et 3% fin 2010.
Cette stabilisation pourrait être assurée par un maintien des taux bancaires, qui sont à un niveau historiquement bas. Seulement, lnous évoluons dans un marché cyclique et es prix ne restent pas figés bien longtemps. Nous n'avons aucune visibilité pour 2011.
Des volumes de vente à la baisse, les vendeurs et les acheteurs responsables.
Dans une étude IFOP délivrée à la FNAIM mardi dernier, 76% des français trouvent les prix encore trop élevés et 51% pensent qu'il est difficile d'obtenir un financement.
Il y a donc encore une dissonance du marché, qui provoque une pénurie. En effet, des vendeurs décident de retirer leurs biens du marché, parce qu'il leur est actuellement défavorable.
Ce retrait est un comportement tout à fait légitime : Qui vendrait un bien immobilier à perte ?
Inversement, les acheteurs trouvent que les prix sont trop élevés. Et pourtant, les prix ont largement baissé.
Ce qui a débloqué la situation au second trimestre, c'est la baisse des taux bancaire. On est passé de 4.5 à 3.95% sur 25ans. Des achats impossibles en juillet deviennent envisageables en décembre, alors que les prix de vente ont arrêté de chuter.
A quoi peut on s'attendre en 2010 ?
Il ne faut pas s'attendre à une reprise franche, mais plutôt à une stabilisation des prix et des taux. Ces deux indicateurs étant au vert, il faut laisser le temps aux acquéreurs de prendre conscience de leur capacité d'achat et l'opportunité dont ils peuvent profiter aujourd'hui.
Côté vendeurs, une stabilisation des prix devrait les rassurer et les inciter à remettre des biens sur le marché. Attention toutefois : Si les prix ne baissent plus, ils seront moins pressés de vendre, donc moins prompt à accepter des offres d'achat trop agressives.
En conclusion, 2010 devrait donc être l'année des achats réfléchis.



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